Un petit vin rosé pour la route ?

Le phénomène du rosé a pris naissance dans les vignobles du sud de la France. Il y a environ 2 600 ans, les Phocéens ont transporté des vignes de la Grèce à la Provence actuelle, où ils n’avaient pas encore perfectionné le processus de macération, et le jus rose a été adopté dans toute la Méditerranée. La région a été la première zone de production de vin en France, et ces premiers assemblages roses – les précurseurs du rosé que nous consommons aujourd’hui – sont les plus anciens vins du pays.

La Provence reste la première région française pour la production de rosé. Ses vins pastels sont rafraîchissants et secs, révélant des arômes de fruits rouges, d’agrumes, de melons verts frais, de fleurs et d’herbes. Le rosé provençal reflète un terroir qui s’étend sur des gorges profondes, 100 miles de côte méditerranéenne, et des collines et montagnes enivrées de lavande et de vents qui aident à modérer les températures et à réduire l’humidité excessive.

Appellation d’Origine Protégée

Il existe neuf régions AOP (Appellation d’Origine Protégée) distinctes en Provence. Au sein de ces zones, on compte trois grandes régions : Coteaux d’Aix-en-Provence, Coteaux Varois en Provence, et Côtes de Provence ; et cinq appellations de terroir : Côtes de Provence Sainte-Victoire, Côtes de Provence Fréjus, Côtes de Provence La Londe, Côtes de Provence Pierrefeu, et Côtes de Provence Notre Dame des Anges (officielle depuis septembre 2019). Les vins de chaque région offrent des saveurs uniques, reflétant leurs terroirs individuels.

Et si la provenance est indiscutablement importante, la vérité est que les rosés provençaux sont surtout connus pour leur couleur en devenir – ou plutôt leurs couleurs.

Le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence, a défini la couleur selon les teintes fruitées suivantes : pêche, melon, mangue, pomelo, mandarine et groseille.

La Provence reste la première région française pour la production de rosé.

Au fur et à mesure que les consommateurs continuent à apprécier ces nuances, le rosé s’éloigne de la simple idée de rafraîchissement par temps clair pour devenir une boisson grand public qui se boit toute l’année, en même temps que d’autres options toujours populaires comme le cabernet sauvignon, le pinot grigio et le chardonnay. Selon les chercheurs en vin, la production et la consommation de vins rosés devraient augmenter à 25 millions d’hectolitres (ou 660 millions de gallons) d’ici 2035.

Avec un boom important des ventes à l’exportation, en particulier aux États-Unis, depuis 2014, la Provence a relevé le défi de se concentrer non seulement sur les produits de première qualité, mais aussi d’accroître la qualité pour les palais internationaux exigeants. Aujourd’hui, alors que la concurrence d’autres régions viticoles notables s’est accrue et que l’accent est mis de plus en plus sur la durabilité de la vinification, la pression pour produire des vins de qualité supérieure dans le respect de l’environnement est forte. La Provence, avec son climat sec et chaud, est non seulement idéale pour la production de rosé, mais elle se prête également à des pratiques de culture durables, biodynamiques et biologiques.

Il n’est pas surprenant que les Français consomment la plus grande partie du rosé de Provence – et du monde -, représentant un tiers de la consommation mondiale de rosé. En fait, les ventes françaises ont triplé au cours du dernier quart de siècle. Une bouteille de vin sur trois vendue en France est un rosé, les Français de plus de 15 ans en consommant environ 23 bouteilles par personne et par an. Mais les Américains rattrapent leur retard, sirotant 47 % des rosés exportés de Provence.

 

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